
Pour une utilisation de l'outil, vous pouvez vous référer à la liste des tutoriaux.
Présentation de la base de données CeVICA
CeVICA est une base de données conçue dans le cadre de la thèse intitulée « Étude chronologique, économique et culturelle de la vaisselle du Piano della Civita à Artena (Latium) depuis la République romaine jusqu’à l’Antiquité tardive » (S. Dienst, soutenue en septembre 2024 à l’Université de Liège, sous la direction de X. Deru – disponible sur ORBi). Initialement centrée, comme son nom l'indique, sur l’étude du mobilier d’un site spécifique en Italie centrale, cette recherche a rapidement révélé la nécessité d’une approche régionale pour interpréter correctement les données, tant sur le plan chronologique que géographique.
Ainsi, près de 70 fouilles archéologiques et campagnes de prospection menées dans la région de Rome et du Latium Vetus et publiées entre 1935 et 2018 ont été réexaminées. Les données, produites par des chercheurs appartenant à différentes écoles méthodologiques, ont été uniformisées grâce à des typologies standardisées (et parfois inédites, notamment pour la céramique commune). Ce travail a constitué une réétude complète du mobilier, produisant plusieurs dizaines de milliers de lignes d’inventaires.
Pourquoi une base de données en ligne ?
La publication de ces données sous forme de tableaux ou de fichiers Excel semblait insuffisante :
- Les tableaux joints au texte ne permettent pas une exploitation optimale, nécessitant pour une comparaison détaillée leur recopie fastidieuse et sujette aux erreurs.
- Les fichiers Excel, bien que pratiques, isolent les données de leur contexte (notice des sites et méthodologie de travail), amenant les utilisateurs à devoir réaliser des aller-retours constants entre différents supports.
Pour répondre à ces défis, DBCer a été développé dès la fin de la thèse. Cet outil permettait notamment de :
- Partager les données d'inventaire de manière restreinte ou publique.
- Fournir les données contextuelles nécessaires à leur interprétation.
- Visualiser les inventaires en ligne et les télécharger.
- Uniformiser la syntaxe d’encodage, facilitant les comparaisons entre sites.
Évolutions : DBCer, CeVICA et LOGACer
DBCer, dans cette première version, comprenait également l'aspect relationnel qui se retrouve dans CeVICA/LOGACer et avait comme ambition de pouvoir héberger les données d'autres projets, problématique constante en céramologie. L'approche choisie comportait cependant trois soucis majeurs pour ses finalités :
- Le fonctionnement relationnel, offrant des cartes de répartition et demandant une uniformité dans l'usage des référentiels, était peu adapté à la visualisation de données hétérogènes.
- À l'inverse, DBCer ne disposait pas de véritable outil d'analyse nécessaire pour une étude céramologique et nécessitait donc l'exportation constante (et l'adaptation) des données au sein d'autres outils, le rendant peu pertinent comme outil de projet.
- Enfin, le framework utilisé (Django) nécessitait un paramétrage des serveurs institutionnels qui rendait le portage et le réemploi de DBCer complexe.
Pour pallier à ces problématiques, le projet s'est subdivisé en plusieurs axes après la soutenance :
- DBCer a été simplifié pour une meilleure interopérabilité et une utilisation plus large pour le dépôt des inventaires, en collaboration avec l’Université de Lille et Xavier Deru. Une version allégée sera prochainement hébergée sur Huma-Num.
- CeVICA, version améliorée de DBCer, s’est spécialisée dans l'hébergement des données concernant l'Italie centrale durant l'Antiquité et le début du Moyen Âge, avec un hébergement au sein de l'Université de Liège.
- LOGACer est né du besoin d’intégrer certains outils basiques (sériations, graphiques, cartographie) directement dans la base de données, évitant ainsi la multiplication des logiciels externes pour des traitements simples des données. Cet outil, conçu pour être modulaire et collaboratif, est désormais valorisé comme une infrastructure à part entière.
Le framework a également été complètement modifié, passant à un développement en PHP, beaucoup plus aisé à implémenté sur d'autres serveurs.
Open Science et collaborations
CeVICA s’inscrit dans une démarche d’Open Science. Les chercheurs partageant cette vision peuvent intégrer leurs propres données à la base, de façon publique ou restreinte, centralisant ainsi les ressources et facilitant leur croisement sans dupliquer les efforts.
Note : Les données retravaillées pour la publication de la première partie de la thèse (soumission auprès d'Archaeopress) ne sont pas encore intégrées à cette version en ligne.
Propriété intellectuelle et protection des données
- Responsabilité des utilisateurs : Chaque contributeur est responsable de la propriété intellectuelle des données qu’il dépose. Les données inédites appartiennent à leurs auteurs, sauf mention contraire.
- Confidentialité : Aucune donnée n’est cryptée (hors mots de passe). Je m’engage à ne pas consulter ni utiliser les données marquées comme privées sans autorisation.
- Améliorations en cours : Pour toute question ou suggestion concernant la protection des données, utilisez le formulaire de contact ci-dessous.
Architecture logicielle
Pour en savoir plus sur l’infrastructure technique, consultez la page dédiée à
LOGACer. L'hébergement est assuré par le SEGI de l'ULiège.
Contacts
Si vous avez des questions, suggestions, commentaires sur la base de données ou sur les informations qu’elle comprend, vous pouvez utiliser le formulaire de contact ci-dessous.
Bonne navigation !
- Simon Dienst

