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Les données reprises ici ont potentiellement été retravaillées par les chercheurs les ayant mises en ligne.A01 : Anagni : Villa Magna
Opération archéologique géré(e) dans CeVICA par Simon Dienst.Localisation : Italie - Frosinone (41.6822° nord, 13.1126° est).
Description
Les recherches
En 2006, la British School at Rome décide de conduire des prospections géomagnétiques sur le lieu-dit de Villamagna dans la commune d’Anagni, sur la rive droite du Sacco, à proximité immédiate des Monts Lépins. Entre 2006 et 2010, ces prospections sont suivies de fouilles par la British School at Rome en collaboration avec l’Université de Pennsylavie et la Surintendance du Latium. Sous la direction d’Elisabeth Fentress, les fouilleurs ont dégagé une villa d’époque impériale, une occupation seigneuriale du Haut Moyen âge et un village plus tardif associé à un monastère. Une série de notices et d’articles dans les FASTI Online ont enregistré les résultats des campagnes annuelles. La monographie, parue en 2016, est surtout centrée sur l’interprétation de la fouille. Les données proprement dites sont publiées sous forme de base de données en ligne. Chaque artefact étudié fait l’objet d’une fiche descriptive, à l’exception de la céramique à vernis noir, disponible sous forme de simple tableau Excel. La céramique médiévale n’y est pas reprise. Le mobilier est subdivisé par catégories, chacune confiée à un spécialiste. La céramique commune tardo-antique est traitée séparément de la céramique romaine, de même que le verre antique et le verre médiéval. La céramique commune d’époque romaine n’a été étudiée que pour certains assemblages significatifs, appartenant tous à une zone spécifique de la fouille (la zone D), liée à la villa.
Les fiches d’inventaire utilisent plusieurs méthodes de comptage : par parties de vase, poids, EVE, NMI sur base des bords ainsi qu’un nombre maximum d’individus (sans spécifications sur la signification de cette méthode). Cependant, en fonction des catégories, toutes ces méthodes ne sont pas utilisées et aucune d’entre elles n’est commune à la totalité de la vaisselle.
Le mobilier a en outre été classé par « Fabrics ». Cependant, les descriptions des pâtes ne semblent pas présentes dans la publication (ni dans la base de données en ligne) à l’exception de celles spécifiques à la période tardo-antique . Des lames minces ont été prélevées sur plusieurs tessons. Leur analyse, par Claudio Capelli, Roberto Cabella et Michele Piazza, est consultable en marge de la base de données.
Les vestiges
La villa impériale, construite durant la première moitié du IIe siècle ap. J.-C., est l’occupation la plus ancienne mise en évidence par les fouilles. Après son abandon vers la fin du Ve siècle, elle a connu plusieurs réoccupations. Une église tardo-antique, à laquelle un doliarium avait été accolé, réutilise partiellement les éléments plus précoces. Une occupation seigneuriale du Haut Moyen Âge prend ensuite place sur l’ancien site romain. Plusieurs installations artisanales alto-médiévales ont également été retrouvées. En 976, le monastère San Pietro est fondé par la noblesse d’Anagni. Abandonné en 1297 par le pape Boniface VIII, il est réutilisé comme lieu de garnison, avant d’être à nouveau déserté, puis incendié dans le courant du XVe siècle. Le site couvre plusieurs hectares, avec une concentration des vestiges en trois zones. Au sud, les zones A, F et G comprennent un cellier et les thermes de la villa, ainsi qu’une occupation médiévale et un bâtiment moderne. Au nord-ouest, la zone B/C regroupe plusieurs églises successives (l’église tardo-antique étant mitoyenne d’un doliarium) dont celle du monastère médiéval, un cimetière déjà occupé à l’époque romaine et quelques traces de la villa impériale. Au nord-est, la zone D était traversée par une route pavée longeant une partie de la villa impériale (dénommée par la suite « barracks »), avec des réoccupations tardo-antiques puis médiévales (liées notamment à l’établissement de la garnison après l’abandon du monastère). Entre la zone monacale et les « barracks », la fouille a mis en évidence les restes d’un nymphée. Enfin, un vivarium a été repéré et très ponctuellement fouillé à 350 mètres au sud-est des zones A, F et G.
Description des phases
Le mobilier est publié par unités stratigraphiques. La céramique commune n’a fait l’objet d’un traitement exhaustif que pour les fouilles de la zone D, avec trois phases distinguées (construction, réfection et abandon de l’édifice romain). Pour la période tardive, constituant une quatrième phase, il n’y a pas de distinctions chronologiques effectuées entre les activités liées à une destruction et celles liées à une réoccupation de la zone. Une partie de la céramique commune publiée provient en outre de la zone B/C du monastère. Il ne sera pas fait mention ici des assemblages pour lesquels la céramique commune n’a pas été étudiée.
Les horizons-sites
Bibliographie
- Booms et al. 2008
- Fentress et al. 2006
- Fentress et al. 2007
- Fentress et al. 2009
- Fentress et al. 2010
- Fentress et al. 2016
Fichiers associés
Pour citer cette page : Simon Dienst, 26 décembre 2024 (mis à jour le 3 janvier 2025), CeVICA - Opération archéologique A01 : Anagni : Villa Magna (consulté le 11 février 2026), <https://cevica.uliege.be/site/1/A01>.

